Mickaël TABOYAN

Comédien

Biographie

Mickaël Taboyan découvre sa passion pour le cinéma et le théâtre au cours de ses études en sciences sociales à Montpellier, au milieu des années 2000. Il se nourrit alors des grands classiques empruntés à la cinémathèque de son quartier et développe un goût marqué pour le cinéma d’auteur, affinant peu à peu sa réflexion sur le jeu d’acteur. Parallèlement, il fait ses débuts sur les planches en écrivant et interprétant ses propres textes, inspirés des humoristes qui l’accompagnent depuis l’adolescence, tels que Pierre Desproges ou Woody Allen. Il participe à de nombreuses scènes ouvertes, où se dessine déjà une triple attirance pour le cinéma, le théâtre et l’humour.

Désireux de se former plus professionnellement, il participe à différents workshops dirigés par des metteurs en scène reconnus tels que Caroline Guiela Nguyen, Richard Brunel, Éric Massé ou le chorégraphe Thierry Thieû Niang. Ces expériences contribuent à façonner progressivement son identité de « comédien-chercheur », attentif au processus autant qu’au résultat. Il intègre ensuite la compagnie Gazoline, dirigée par Cécile Auxire, avec laquelle il joue notamment Une heure et dix-huit minutes, pièce documentaire d’Elena Gremina sur l’univers carcéral et judiciaire de la Russie contemporaine, coproduite par le Théâtre des Célestins à Lyon. En 2020, il rejoint la Cie8 et coécrit et interprète #ELP, une pièce de théâtre-physique sur le harcèlement, jouée près d’une centaine de fois.

Parallèlement à son travail au plateau, Mickaël Taboyan se forme au jeu face caméra à Paris avec Régis Mardon (Permis2jouer). Il y développe une approche du jeu fondée sur l’écoute du partenaire et la disponibilité du corps, privilégiant l’accueil de la situation vécue plutôt que la maîtrise ou la performance anticipée. Il tourne dans plusieurs courts-métrages avec des écoles de cinéma avant de décrocher son premier rôle à la télévision, celui de Maître Descat dans la série france 2 : Un si grand soleil. Il participe ensuite à plusieurs tournages marquants, notamment La Nuit du 12 de Dominik Moll, 10 jours encore sans maman dans une séquence aux côtés de Franck Dubosc, ainsi que plus récemment Nirvana d’Hakim Bougheraba, où il incarne un policier de la BRI.

Il développe aujourd’hui un seul-en-scène librement inspiré du Misanthrope de Molière, Je suis Alceste, mêlant autodérision et hommage à l’un de ses personnages de fiction préférés.

Début 2026, il poursuit cette recherche en intégrant une formation à l’École du one-man-show, dans une quête constante du mot juste et de la nuance de jeu qui fait la différence…